Thomas Braut

Première exposition personnelle de Thomas Braut, photographie
L’exposition se compose de :
-­‐ 4 grandes compositions : qui mettent en scènes des modèles dans des décors inspirés de tableaux anciens. Mes inspirations pour cette exposition sont les peintres T.Géricault, E.Delacroix. JL.David. J’aime les costumes anciens, m’approprier l’Histoire et la retranscrire avec une vision plus moderne. Je suis également fortement influencé par la peinture romantique du 19eme siècle, le travail de la couleur, le clair obscur… Tous ces tableaux classiques sont une source d’inspiration pour moi. Je ne souhaite pas les mettre en scène à l’identique mais en puiser l’essence.
-­‐ 10 portraits (format 50×50 cm) de personnalités du milieu artistique, retouchés, détourés et intégrés dans un univers qui colle au mieux à leur univers (Marthe Villadonga, Lulu Gainsgourg, Alain Bouzigues, Jarry, Christian Millette et Emmanuel Berne…)
J’aime l’idée que les personnes qui regardent ces photos les interprètent à leur manière et s’imaginent leurs propres histoires. J’essaye de procurer aux gens la même émotion que j’ai pu ressentir lorsque je me suis retrouvé devant certains chefs-­‐d’œuvre de la peinture classiques en allant au Louvre et dans d’autres musées dans le monde. Dans mon cas, je ne cherche pas à me rapprocher d’une vérité historique mais plutôt à illustrer et embellir ma vision du passé.

Cette exposition a nécessité 6 mois de préparation et plus de 50 modèles. J’ai pour cela, été épaulé et conseillé artistiquement par Pierre Folliot (qui est également mon associé dans la vidéo) et Lucile Leidier, costumière de cinéma, qui a pris en charge avec beaucoup d’enthousiasme l’habillage de l’ensemble des modèles de cette exposition, avec l’aide de notre partenaire « Costume sur Seine ».

Bio express :

Thomas Braut, originaire du Loiret, 27 ans, vit à Paris et va très souvent à NY, une ville qui l’inspire.

« J’ai débuté dans le milieu artistique en tant que comédien à l’âge de 17 ans, mais j’ai toujours ressenti un besoin d’évoluer et donner un sens artistique aux éléments qui m’entourent… En d’autres termes, de passer de l’autre coté de l’objectif.

A 20 ans, j’ai commencé la photo avec en guise de studio, le mur blanc de mon appartement et mes modèles étaient mes amis. Ils sont venus poser pour moi à tour de rôle et j’ai appris de manière autodidacte à les faire poser, à éclairer, à régler mon appareil photo, à retoucher… Après plusieurs mois de travail, d’essais et d’échecs, j’ai fini par travailler mon style et définir mon univers. Je n’ai jamais voulu montrer la “vraie vie” mais plutôt un monde onirique et esthétique. Je shoote mes modèles en studio et les embarque dans mon imaginaire en utilisant le montage photographique.

J’ai travaillé par la suite sur plusieurs campagnes publicitaires (Gaumont, RFM, Europe1, Virgin Radio, Cadum…) ainsi que pour des parutions magazines dans Grazia ou Telva en association avec de nombreuses marques de luxe (Boucheron, Karl Lagerfeld, Lanvin, Van Cleef and Arpels, Repetto, Dupont, L’Oréal Professionnel…)
J’ai également réalisé de nombreuses affiches pour des spectacles et pièces de théâtre.

J’ai ainsi eu la chance de collaborer avec des artistes aux horizons très différents (Bob Sinclar, Fauve Hautot, Elodie Gossuin, Camil Combal, Franck Provost, Katy Perry…) et c’est ce qui me plait tant dans mon travail : les rencontres ! »

Denis Berteau

Denis Berteau est un peintre dans la tradition du trompe-­‐l’œil pour des commandes architecturales qu’il réalise depuis 1979 en France et à travers le monde tant pour de grands hôtels que pour des palais privés. Son travail, reconnu, témoigne d’un art séculaire purement décoratif mais toujours d’actualité.
Après une première exposition en 2012 au 6, Mandel, Denis Berteau revient pour une seconde exposition présenter ses toiles personnelles.

Pour l’exposition, Denis Berteau a abordé le thème du paysage et de la nature morte : -­‐ le sud méditerranéen avec en particulier la côte du Cap Bénat
-­‐ le parc de la maison familiale avec son bassin aux nénuphars
-­‐ le paysage de montagne (Tignes, Bourg St Maurice, Courchevel)

-­‐ natures mortes aux légumes
Il travaille d’après des lieux existants mais toujours revus par sa perception, un choix de cadrage, une lumière spécifique ou une saison en particulier : le crépuscule et ses couleurs chaudes parfois violines, la luxuriance de la végétation en été dans le sud, le jeu des nuages en montagne.
Le cadrage est différent selon ses sujets : panoramique pour le bord de mer, la montagne ; vue plongeante depuis les calanques sur le rivage, en plan plus serré pour le plan d’eau de nénuphars.

Denis Berteau est fasciné par l’eau : support « passionnant » pour évoquer le mouvement, la lumière et la vibration.
Pour les bords de mer et les nénuphars, on constate une attention particulière pour le plan d’eau, la ligne d’horizon étant absente : « la présence du ciel n’aurait été que répétition », seul son reflet compte pour l’artiste.

Charles Hair / Arnaud Franc

Le 6, Mandel et la Galerie Nathalie Béreau proposent la rencontre entre deux artistes, sur une idée, envie, un souhait de Charles Hair d’exposer son nouveau travail avec les œuvres d’un autre artiste.
Charles Hair aime ce principe de mixer deux univers, deux entités, l’une en volume, l’autre sur papier ou sur toile. Il l’a déjà expérimenté, la galerie aussi, une rencontre pouvait se concrétiser. Connaissant et appréciant le travail d’Arnaud Franc, c’était ainsi l’occasion de faire se rencontrer les deux artistes, de télescoper dans un dialogue plastique leurs créations.

Le titre Cendres et Couleurs est venu de ce constat certes poétique mais issu d’une réalité concrète et qui synthétise l’esprit des créations de chacun.
Après Chinon, l’exposition est donc présentée à Paris dans une scénographie différente qui tient compte du lieu, Le 6, Mandel, avec des céramiques et des dessins nouveaux, spécialement réalisés et sélectionnés pour l’occasion.

Pour Charles Hair, ce sont les cendres provenant des ceps de vigne du Chai Pierre & Bertrand Couly qu’il a expérimenté pour la première fois. C’était une envie qui était là depuis quelques années déjà, mais l’occasion s’est enfin présentée, et il associe donc les cendres provenant des ceps à ses différents émaux.
Depuis toujours il est intéressé par cette adjonction de cendres, faisant référence au début de l’émail où vraisemblablement les émaux à haute température ont été découverts par les cendres du bois de chauffe qui s’étant déposées sur les pièces ont commencé à fondre.

Charles Hair travaille les émaux, il expérimente sans cesse ses couleurs, tels un peintre sa palette.
Il mixe, il additionne, teste ; ainsi son expérience, sa connaissance font de lui un des grands céramistes d’aujourd’hui dans ce domaine. Ses formes sont celles qu’il a déjà appréhendées, autour de l’objet dans une approche somme toute classique, voire intemporelle. Ainsi, sans perdre le principe du contenant, il s’en détache pour isoler chaque pièce dans une épure plastique.
Cela nous oblige ainsi à redécouvrir des formes dites usuelles, connues, mais comme dans la tradition japonaise, mettant sur un piédestal des formes aussi archaïques que le bol, par exemple.

L’exposition sera ainsi composée de bols, vases, boîtes, coupes et bouteilles -­‐ aux formes épurées, sobres, reprenant les codes des gourdes ou petites vases de la tradition chinoise.
Mais aussi ses pièces galets (voir invitation).
De manière ponctuelle, la surface est comme griffée, écriture spontanée, ouverte à toute interprétation, trace du passage du geste de l’artiste, glyphes intemporels et universels.

La simplicité des formes, leur sagesse pourrait on dire, nous obligent ainsi à nous concentrer sur la matière, vivante, jouant des transparences avec la lumière, dans de subtils dégradés de couleurs (gris bleuté, bleu azur, bleu ou vert céladon, rouge sang de bœuf, …), de traînées de poudre, de nœuds, de craquelé, et autres aspérités créant des paysages abstraits.

Une nouvelle forme apparaît dans le vocabulaire de Charles Hair : un vase boule mais dont la forme suggère sans équivoque possible un sein ! : épuré, dressé, plein, il évoque la terre nourricière, généreuse, d’autant plus quand l’artiste a travaillé ses émaux sous forme de craquelé aux tons d’automne, saison de l’abondance. Toute en finesse et élégance, retenue et sensualité les sculptures nous invitent ainsi à la rêverie.

Les dessins d’Arnaud Franc sélectionnées pour l’exposition dialoguent tant dans la forme que dans la couleur avec les céramiques.
Artiste plasticien installé à Paris, exposé régulièrement comme Charles Hair en France, il travaille lui aussi à l’atelier, ses modèles posant le temps du dessin.

Enlevés, spontanés, mais d’une maîtrise parfaite et du regard et de la main, Arnaud Franc déploie sur sa feuille blanche ou colorée, lignes, traits, couleurs dans un mouvement à la fois suspendu dans l’espace (complexité de la composition) et signe dynamique d’un instant comme volé au modèle.
Celui-­‐ci devient prétexte, ce n’est pas un portrait. Il est l’envie de rendre un rythme, une densité, une lourdeur, ou bien une légèreté c’est selon.

Le trait est haché, instable, pris d’une émotion, même si parfaitement ajusté, les contraires se retrouvent, donnant à la surface dessinée une vibration à fleur de peau. La distorsion, la torsion rendent le corps comme vrillé, une posture met sens dessus dessous les membres, les chairs, déstabilisant notre regard, notre perception du corps et de sa représentation.

Les titres donnent un sens non seulement à l’image mais aussi au ressenti, possible fil d’Ariane qui nous amène à l’imaginaire de l’artiste, et ce toujours avec un lien au dessin, se rattachant à ce qui est vu : Un sentiment dans le muscle, Un écho passe qui résonne en moi, Grisé par toi … Poésie concrète d’un vécu.
Les techniques se croisent, fusain, acrylique, aérosol, pierre noire, graphite, etc., jusqu’à l’aboutissement, le moment où le geste du peintre s’arrête.

Au calme des céramiques de Charles Hair, les dessins opposent de façon complémentaire le mouvement, l’exaltation. La palette se déploie dans une gamme de bleu et marron en harmonie parfaite avec les pièces en volume. Des trainées de noir évoquent là encore la poudre des ceps, en écho aux céramiques.
Des dessins aux couleurs plus franches, vives tels des oranges viennent donner à l’exposition une lumière et une dynamique nouvelle.